Tenir, se tenir

Présentation

Poème de resserrement sur l’Oeil.

 

 

Début

 

Tu n'es pas malade, eux le sont bien davantage en faisant semblant de si bien aller dehors. Attention tu peux le devenir, contracter la maladie, par désespoir de trouver la raison et l'issue de ton état normal ; mais tu ne seras jamais malade à leur manière, tu pourras seulement l'être bien davantage comme on brûle, / leur manière qui est une manière lente comme un feu qui s'éteint d'être malade.

 

Seuls les poètes à travers leurs différentes formes d’expression ont laissé une trace de vie, ce sont les plus vivants, quoi qu’on ait dit de leur vivant.

 

Le désir tenu de l’écriture, le désir tenu et maintenu de l’écriture.

 

Dans la boîte du crâne,

à peu près disons

40 % de  pornographie, somme de désirs de toutes espèces trébuchantes

50 % d’absence

10 % tout au plus guère davantage de poésie.

La seule différence, rien que de normal :

ne pas vouloir laisser mourir la poésie, s’éteindre la poésie,

lui être redevable comme il se doit

de survie

et attendre d’elle aussi

tout espoir

de revirement statistique. »

 

 

Autre extrait

 

Oeil de feu


Les sourcils tendus, ténébreux

comme des oiseaux antiques

de quelle augure ?

 

    Qu’est-ce qui explique qu’on s’enferme dans une chambre et tout ce travail pour chercher quoi ?

– le goût de la chambre, l’odeur du fond, et l’œil perçant de l’homme qui est là dans la chambre.

            Dommage qu’on ne puisse pas toujours tenir cette chambre, qu’il faille sortir, respirer de l’air et rechercher ses amours qui sont aussi des clés de sa chambre qui ne doit pas se refermer.

            Pour l’enfant il y a ce regard comme une évidence ; pour la femme cela lui semble souvent frugal, austère, décourageant. Il ne faut pas se retourner sur le désespoir qu’elle représente, mais elle sait en même temps que vous avez le sens aigu de l’amour dont elle raffole. Elle est tout de même partagée entre un plat de viande qu’on lui tend et d’autres mets supposés ; en attendant vous la nourrissez d’une pomme en toutes saisons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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