CHEN ZHEN, De la présence fantastique des objets

EXTRAIT AUDIO (lecture: Jérôme Parzyfz)


Présentation

Les couleurs parlent
la nature parle
les signes parlent
les objets parlent,
ils parlent essentiellement du réel
et puis de volonté humaine de chercher autre chose.



Début

Origine des objets

On a confondu amour et cadre de l’amour. On a voulu améliorer le cadre pour améliorer l’amour, l’appel d’amour (le langage, lui, était une tentative d’améliorer, renforcer, continuer l’étreinte des corps).

 

Les objets comme produits détournés et stériles d’une volonté de faciliter, amplifier l’appel d’amour par amour (lits) et amitié convivialité (chaises), comme seuls moyens.

 

Tamtam des objets lits et chaises comme mode d’appel hystérique, effréné, pour répondre à la présence insupportable du silence. L’appel reste sourd, on aura beau cogner comme des sourds, multiplier les objets.
 

Les objets sont du bruit. Bruit comme défouloir, rien de plus, qui s’oppose au silence, finit par empêcher l’amour comme bruit plus délicat. Les lits et les fêtes sont devenus des défouloirs, / l’usage qu’en font les spectateurs.


Autre extrait
 

Planète dors et déjà recouverte d’objets / décharge gigantesque à ciel ouvert, / ciel fermé. Surface de la terre est recouverte / espace tambour (toujours le même bruit), tambour rempli d’une machine à laver mais qui ne laverait plus rien bien au contraire : sentiment d’étouffement comme par du linge mouillé.

 

 

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